Pourquoi j’ai choisi trois approches complémentaires pour accompagner le mental des sportifs
Quand on parle d’accompagnement mental du sportif, on pense souvent à une seule chose :
des phrases à se répéter, des conseils pour se motiver davantage ou pour “penser positif”.
Avec l’expérience du terrain, une évidence s’est imposée à moi :
le fonctionnement mental ne se régule jamais avec un seul levier.
C’est pour cette raison que j’ai choisi de me former à trois approches complémentaires :
la préparation mentale, la sophrologie et la dépolarisation.
Non pas pour multiplier les outils, mais pour pouvoir intervenir au bon endroit, selon ce qui est réellement en jeu.
Comprendre le fonctionnement mental du sportif
Les difficultés mentales peuvent prendre des formes très différentes.
Parfois, elles sont liées à un manque de motivation, d’élan ou de sens.
D’autres fois, la motivation est bien présente, mais elle ne suffit pas à elle seule à réguler le mental.
Les difficultés apparaissent alors lorsque :
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le discours interne devient envahissant
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certaines situations déclenchent toujours les mêmes réactions
-
la pression monte malgré une préparation sérieuse
-
la volonté ne permet plus de faire autrement
Autrement dit, ce que l’on vit mentalement n’a jamais une seule cause.
C’est pour cela qu’une seule méthode ne suffit pas toujours.
Pourquoi une seule méthode ne répond pas à toutes les situations
À mesure que le niveau augmente, les marges se réduisent.
L’enjeu n’est plus d’en faire plus, mais de savoir où intervenir et à quel moment.
Selon la situation, le mental peut avoir besoin :
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d’être structuré
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d’être entraîné
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d’être régulé
-
ou d’être libéré
C’est cette logique qui a guidé mon parcours de formation et la construction de ma méthode.
Préparation mentale : structurer le mental en situation
La préparation mentale permet de travailler sur :
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le discours interne
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l’attention
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les automatismes mentaux
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la manière d’aborder une situation de performance
Elle est particulièrement utile lorsque le mental :
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s’éparpille
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anticipe trop
-
perd sa clarté en situation
L’objectif n’est pas de se convaincre, mais de poser des repères mentaux stables et fonctionnels, utilisables quand l’enjeu monte.
Sophrologie : réguler quand le mental déborde
Il arrive des moments où analyser davantage devient contre-productif.
Le mental tourne, contrôle, cherche à maîtriser… sans se réguler.
Dans ces situations, l’entrée la plus efficace n’est plus la pensée, mais le corps.
La sophrologie permet de :
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relâcher ce qui encombre
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prendre du recul
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revenir au corps
-
revenir au moment présent
Ce travail ne vise pas la détente pour la détente.
Il vise un objectif précis : retrouver de la justesse et de la disponibilité mentale.
Dépolarisation : lever les freins internes durables
Certains blocages persistent malgré la compréhension, malgré la motivation, malgré les efforts.
Ils ne sont pas liés à un manque, mais à un conflit interne :
deux pôles opposés qui tirent dans des directions différentes.
La dépolarisation agit précisément à ce niveau-là.
Elle permet de :
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lever les freins internes
-
restaurer un équilibre durable
-
libérer un potentiel déjà présent
Elle intervient là où la volonté ne suffit plus.
Une approche globale et complémentaire du mental
Ces trois approches ne s’opposent pas.
Elles se complètent.
Selon la situation, le travail peut nécessiter :
-
de structurer
-
d’entraîner
-
de réguler
-
ou de libérer
Mon rôle n’est pas d’appliquer une méthode, mais de choisir le bon levier, au bon moment, pour la bonne raison.
Conclusion : intervenir au bon endroit
À haut niveau, l’enjeu n’est pas de faire toujours plus.
Il est d’être plus juste.
C’est cette recherche de justesse qui guide mon accompagnement mental des sportifs, au quotidien.
